Meantara reads : Love from Boy, biographie originale de Roald Dahl

Salut les bons petits géants ♥

Aujourd’hui je vous parle d’un très joli livre : Love from boy, édité par Donald Sturrock et publié en 2016 chez John Murray.

Je l’ai acheté le mois dernier, lors d’un passage chez Waterstones à Londres. J’avais vraiment décidé de ne rien acheter, et je flânais, émerveillée, comme j’adore le faire dans les libraires.

Je suis alors tombée sur un petit étal réunissant les livres d’auteurs “ayant changé le monde”. J’y ai vu le nom de cet auteur qui a bercé mon enfance, et j’avoue que j’ai craqué. J’ai une grande passion pour tout ce qui tourne autour de la parentalité (big up à ma BFF) et des relations parents/enfants en général, en particulier le lien d’une mère à ses enfants.

Alors vous comprenez, ce recueil de lettres du jeune Roald à sa mère, tout au long de sa vie, m’a tout de suite séduite !

Je ne connaissais pas du tout l’histoire et la vie de cet auteur pour lequel j’avais pourtant une tendresse infinie.

Ce qu’on apprend

J’ai reconnu très très vite le bon gros géant dans le “personnage” de Roald, ce qui n’a fait qu’augmenter cette tendresse que j’avais pour lui.

On y découvre également le quotidien en boarding school british, et j’ai compris une chose qui me paraît aujourd’hui évidente ! Poudlard et son organisation sont fortement inspirée de ces boarding schools ! En lisant les descriptions du jeunes Roald, et les explications de l’auteur, j’ai repéré toutes les similitudes, les “maisons” et la forte appartenance de chaque étudiant à sa maison, la rivalité entre maisons, les dortoirs etc.

Ces passages sont également un peu tristes et m’ont serré le cœur, car c’est loin d’être joyeux et épanouissant comme vie. L’auteur, Donald Sturrock, nous explique que Roald Dahl y était très souvent malade, et les professeurs n’étaient pas toujours des plus sympathiques.

Pourtant, comme l’explique l’auteur, Roald en parle toujours positivement, essaie toujours de “ménager” sa mère, et c’est très touchant à lire.

Le vocabulaire british des années 30 est aussi hyper sympa à lire, j’ai adoré l’expression “topping” par exemple, pour dire “super”. J’aime beaucoup “jolly good” est très savoureux aussi.

On est longtemps plongé dans le quotidien d’un pilote anglais en pleine Seconde Guerre mondiale, et j’avoue que ça glace le sang.

Ce qu’on y trouve

Citation :

Had rather an amazing lunch on the train. First while I was having my soup I leaned my Daily Mail up against my bottle of cider, and the bottle promptly decided to fall over, much good cider on opposite seat. The next course was an egg (poached) covered in spaghett!! Jolly good. Next a chicken with breast meat on its legs! Probably a crow. It was during this course that the waiter spilt a lot of bread sauce over my Daily Mail. Very funny, but I couldn’t read anymore about Hitler for he was covered with bread sauce. (lettre du 25 Avril 1932, il avait alors 16 ans)

Les débuts d’un grand écrivain

On y retrouve les prémices de Charlie et la Chocolaterie, Matilda… les commentaires de l’auteur sont vraiment très bien construits, très intéressants, et complètent parfaitement ces lettres émouvantes.

Sur la quatrième de couverture, on peut lire l’avis de John Carey, du Sunday Times, que je trouve hyper juste : “The letters to his mother show, in embryo, essential features of Dahl’s art, such as his fantastical imagination and his sadistic sense of humour”.

Voici un chouette article du Guardian qui transmet plutôt bien mes sentiments à la lecture de ce chouette ouvrage.

Les lettres qu’il adresse à sa mère sont également émaillées des chouettes petits dessins qu’on retrouve plus tard dans ses dessins (ex pipe).

Enfin, le jeune Roald était passionné de photo, et on en voit plusieurs dans ce livre. J’aime particulièrement celle-ci :

(je ne pensais pas un jour éprouver de l’attraction physique pour cet homme qui a bercé mon enfance et s’est éteint 2 ans avant ma naissance, mais il ne faut jamais dire jamais :p)

C’est donc un livre tendre, qui permet de voir la naissance d’un auteur, mais aussi de vivre une période fascinante (celle de la seconde guerre mondiale), et qui m’a donné une folle envie de (re)lire l’intégrale de Dahl !

Et vous, quel est votre lire préféré de Roald Dahl ? Que pensez-vous des biographies ?

Love,
Meantara.

Meantara reads … A la croisée des mondes

Hello les bébés daemons !

Aujourd’hui, je vous parle d’une saga qui a fait vibrer mon petit coeur pendant toute mon adolescence !

Non, il ne s’agit pas d’Harry Potter, mais d’A la croisée des mondes !

J’ai repris en apprenant la merveilleuse nouvelle de la sortie de Dust en octobre, la suite de la 1ère saga !

J’y retrouve finalement les mêmes thématiques que dans HP ou Autre Monde : les jeunes VS les vieux, les figures parentales, la sexualité, la religion, les institutions, l’amitié, les citations à la Dumbledore comme “Tel est le devoir des gens âgés. Se faire du souci pour les jeunes. Et le devoir des jeunes est de railler l’inquiétude des vieux” …

Mais aussi des thèmes comme le destin, avec des réflexions qui me passionnent toujours.

Trève de bavardages, je vous emmène avec moi dans cette belle lecture.

Tome 1 : Les royaumes du nord

Ma mère m’a offert le premier tome quand j’avais 9 ans, avant de partir en classe de neige. C’est assez amusant, car j’ai l’impression que c’était une épopée, que ça avait duré 2 mois et tout… Alors qu’en vrai, c’était pas plus de 10 jours haha.

Bref, toujours est-il que je lisais ce premier tome en étant moi même dans une sacrée aventure, qui plus est à la neige, donc le livre a vraiment résonné en moi (puisqu’il se passe dans les royaumes du nord).

Je me souviens aussi que j’utilisais beaucoup les dictionnaires à cette période, et j’étais très frustrée de ne pas y trouver certains mots de cette saga… comme “ambarique”, qui est en fait un synonyme d’électrique dans ce monde qui ressemble au nôtre sans l’être tout à fait.

Pour ce qui est de l’histoire, on suit donc Lyra Belacqua, une orpheline espiègle, dans sa quête pour retrouver son meilleur ami qui a été kidnappé.

Elle part donc vers le nord, et va rencontrer sur son chemin des gitans, des sorcières, des ours… et va découvrir beaucoup de choses ! Sur elle-même, d’abord, puis sur sa famille, mais aussi sur le monde qui l’entoure et sur la fameuse Poussière qui intrigue tous les adultes autour d’elle.

Elle apprend, durant sa quête, à utiliser l’aléthiomètre, un lecteur de symboles très complexe. J’adore les passages où elle l’utilise, je trouve les différents niveaux d’interprétation fascinants !

J’ai dévoré ce premier tome, d’ailleurs je me rends compte que ma perception du temps a vraiment évolué ! Non seulement la classe de neige n’a pas duré 2 mois, mais les aventures de Lyra avancent bien plus vite que je ne le pensais ! (ok, je lis juste plus vite. Heureusement remarque.)

Tome 2 : La Tour des anges

C’était mon préféré de la saga quand j’étais plus jeune, parce que c’est dans ce tome que Lyra découvre notre monde. L’histoire débarque donc dans notre monde, et on voit les réactions de “gens comme nous” face aux divers phénomènes bizarres, ce que je trouve très intéressant.

On rencontre plein de nouveaux personnages, et on continue d’en apprendre sur la Poussière et la différence fondamentale entre enfants et adultes.

Je tenais à vous partager un passage qui m’a bien fait rire, et qui illustre pas mal la personnalité unique de Lyra.

Elle avait demandé : “Qui est ce garçon ? Un ami ou un ennemi ?”
L’aléthiomètre répondit : “C’est un meurtrier.”
Lyra se sentit immédiatement soulagée. Il savait où trouver à manger, il lui montrerait comment rejoindre Oxford, autant de qualités fort utiles ; ce qui ne l’aurait pas empêché d’être un froussard, un garçon à qui on ne peut pas faire confiance. Un meurtrier, en revanche, faisait un excellent compagnon.

Tome 3 : Le Miroir d’Ambre

C’est à mon sens le plus sombre, le plus profond, le plus adulte des 3 tomes. J’avais hâte de le redécouvrir avec un regard adulte, justement, et je me régale !

J’aime beaucoup les thématiques abordées, et toute la réflexion autour de la religion, de la moralisation de toutes les pratiques, et du bien et du mal.

Un moment particulièrement marquant, c’est quand on apprend que certains prêtres (dans un monde parallèle au notre) font repentance PRÉVENTIVE pour pouvoir tuer quelqu’un si besoin, mais que ce ne soit pas un péché puisque déjà pardonné. Il y a ainsi des “scores” pour chaque péché, et on se repentir en avance, au cas où. Voilà, voilà.

Petites déceptions :

J’aime beaucoup l’aléthiomètre, et je trouve qu’il n’est pas assez utilisé. Quand Lyra lui pose des questions, on a pas assez souvent le suivi de son raisonnement. Je trouve passionnante l’interprétation des images et de leurs différents niveaux, et c’est peu expliqué. Aujourd’hui, le procédé me paraît un peu simpliste. Ça fait un peu gadget, finalement, et je trouve ça très dommage.

J’aurais aussi aimé avoir une explication “claire” sur la nature des daemons : est-ce l’esprit, est-ce le coeur, l’âme ? J’aime beaucoup ces notions qui me fascinent, et j’avoue que j’aime qu’on me donne des réponses précises. Je pense que c’est un choix délibéré de l’auteur, qui pousse à la réflexion, mais ça me frustre un peu :p

Je pense que l’histoire d’amour qui est présentée dans ces livres est la première que j’ai lue, la première qui m’ait émue. J’ai souvent relu juste le Miroir d’Ambre, pour revivre certains moments ♥ (j’avoue que depuis, j’ai lu/vu/entendu/ressenti plein d’autres histoires d’amour, je suis donc beaucoup moins fascinée en relisant celle-ci haha)

Je suis tout de même un peu déçue par Lyra que je trouve trop “influençable”. J’avais le souvenir d’une fille téméraire et têtue… ce qu’elle est ! Mais je pense que quand j’étais plus jeune j’étais moi-même plus impressionnable. Aujourd’hui, je trouve que Lyra est un peu trop “gaga” devant… tout le monde, en fait. Elle est dépeinte comme une petite fille fragile, un peu naïve, un peu insolente, que tout le monde couve/remet à sa place un peu trop souvent.

Alors que Will, au même âge, est présenté comme viril, posé, mature, etc…

Par exemple, cet extrait m’a énervée :

Ton plan ne me plaît pas, mais ce garçon est la seule personne avec laquelle je te laisserai partir en toute confiance.

GENRE ELLE A BESOIN DE BENEDICTION ET DE PROTECTION !!!

Comme quoi, à force de m’intéresser et de m’impliquer dans le féminisme, j’ai beaucoup solidifié mes idéaux ♥

Adaptation cinématographique

Enfin, avant de vous laisser, je voulais vous parler du film tiré du premier livre, La boussole d’or, que j’ai vraiment beaucoup aimé.

Je trouve que Nicole Kidman fait une parfaite Mme Coulter, et Daniel Craig un merveilleux Lord Asriel ♥
Je ne comprenais pas trop pourquoi il n’y avait pas eu de suite, et j’ai lu quelque part une explication intéressante. L’histoire étant une énooooooooorme critique de l’Eglise, l’adaptation a dû mettre de côté la majorité de cette critique, ce qui a donné un film vidé de la substance politique de l’histoire. Du coup, la mayonnaise n’a pas trop pris.

Vous connaissiez cette saga ? Si oui, êtes vous aussi impatients que moi de lire la suite, avec notamment l’apparition d’une Lyra adulte ? 😀

Love,
Meantara.

Meantara reads … Autre Monde

Vous ne le savez peut-être pas, mais je suis très très monomaniaque comme fille.

D’après mon amie Diane, mes références séries se limitent à Friends-Charmed-One Tree Hill, et mes références littéraires à J.K. Rowling et Maxime Chattam.

Evidemment, ce n’est que diffamation ! Toujours est-il que Maxime Chattam est bel et bien mon auteur préféré, et que je suis une sacrée fangirl.

Maxime Chattam est principalement auteur de thrillers bien noirs, dont je suis généralement ultra fan. MAIS il écrit également des romans fantasy / adolescents. Et je dois avouer que si j’étais sceptique à la sortie du premier tome, j’ai changé d’avis dès le premier chapitre !

AutreMonde, c’est quoi ?

La saga s’appelle AutreMonde et elle comprend 7 tomes dont le dernier, Genèse est sorti il y a quelques semaines.

La saga se divise en 2 cycles : 

L’alliance des 3 – Malronce – Le coeur de la Terre

Et Entropia – Oz -Neverland – Genèse.

J’ai recommencé de 0 à l’occasion de la sortie de Genèse (que je n’ai donc pas encore lu mais dont j’ai entendu énormément de bien).

J’ai toujours un peu peur d’avoir trop changé pour aimer les livres dont je garde un bon souvenir, et à chaque fois je suis presque surprise de voir que la magie opère toujours.

Autre Monde, c’est l’histoire de la Terre qui fait une réaction allergique. Allergie à l’homme et à ses méfaits.

Un beau matin de Noël, elle lâche ses anticorps sous la forme d’une tempête qui va tout chambouler. La nature reprend ses droits dans les villes, les voitures sont vaporisées, les adultes transformés en d’étranges créatures… et seuls survivent les enfants.

Ils vont devoir apprendre à survivre dans ce monde bouleversé, sauvage, dangereux, et sans adultes. La grande question est de savoir s’ils referont les mêmes erreurs que leurs parents où s’ils construiront une société différente.

Après quelques années d’absence, je me suis très vite replongée dans cet Autre Monde. Ce qui me fascine toujours quand je relis des livres ou revois des films, c’est de voir combien les niveaux d’analyse évoluent avec le temps, l’expérience…

Pourquoi j’adore cette série ?

Dans Autre Monde, ce que j’adore, c’est que l’auteur explore en détail plein de thèmes passionnants : l’amitié, l’amour, la sexualité, la “maturité”, ce que c’est que grandir et qu’est ce que ça implique…

On y retrouve bien sûr une réflexion sur les relations parents enfants, mais aussi sur la mort et la religion !

Il y a beaaaaaucoup de socio/anthropologie, puisque le questionnement de fond est de savoir si les enfants construiront la même société que leurs parents.
On voit donc plusieurs micro sociétés se former, certaines résolument féministes, d’autres très religieuses, la plupart basées sur l’entraide.

Le thème récurrent c’est la peur de grandir, les enfants vont éviter à tout prix de devenir adultes.  Toute cette réflexion autour de l’âge adulte me parlait énormément quand j’ai commencé la saga, à 14/15 ans… Et ça me touche encore aujourd’hui, où je me rends compte que je suis un peu passée du côté obscur de la force !

Il y a aussi, évidemment, toute une réflexion sur l’environnement et l’écologie, mais aussi sur l’omniprésence et les effets d’Internet… Passionnant, je vous dis !

Maxime Chattam Autre Monde Illustration

Les personnages principaux découvrent les “dégâts” de la Tempête

C’est de la fantasy, il y a de l’aventure, ça se passe dans un cadre complètement fou, la nature est décuplée. Il y a des plantes bizarres et des animaux étranges etc… Mais ça se passe tout de même sur notre planète !  On retrouve plein de repères que l’on connaît très bien, ce qui rend le tout assez réaliste ♡

Ce que j’aime vraiment dans cette série, c’est tous les axes de réflexion. Sans en dire trop, la plupart des survivants de la tempête se construisent en fonction de ce qu’ils étaient avant…

Maxime Chattam Autre Monde illustration

Le bateau des Kloropanphylles, illustration tirée de l’édition illustrée du Cycle I

La lecture en elle-même

Ça se lit assez vite, j’ai commencé le tome 1 au début du mois en me disant que je n’aurais jamais le temps de lire les 6 premiers avant d’acheter Genèse. Mais finalement, j’ai bientôt fini Entropia. Je suis toujours aussi fan de Chattam et de son style. Il ne perd pas de temps, il maîtrise à 100% son histoire, le suspense, l’effet de surprise, la psychologie de ses personnages …

Le premier cycle est sorti il y a quelques années en un gros livre illustré qui est juste magnifique ! Les illustrations sont de Laura Csajagi,  Michel Montheillet et Boris Golzio, et elles sont vraiment INCROYABLES ♥

Autre Monde Maxime Chattam illustration

Mon illustration préférée, que je trouve hyper poétique ♥

 

Love,
Meantara.

Meantara et les œuvres dérivées d’Harry Potter

Hello, j’espère que vous allez bien!
De mon côté, j’ai décidément du mal à me départir du thème Harry Potter, entre la recette de la semaine dernière, et l’écharpe Potterhead que j’ai fait gagner en début de mois…

Mais l’actualité s’y prête tellement bien!

En effet, l’univers du petit sorcier que nous détestons tous (vous n’allez pas me dire que je suis la seule à trouver Harry insupportable ? Si ?) dépasse aujourd’hui largement la saga de 7 livres/8 films que nous connaissons bien :

• Le 31 juillet dernier est sorti le texte de Harry Potter and the Cursed Child : pièce de théatre mettant en scène nos héros préférés 19 ans après la fin du tome 7.
• Le 16 novembre, est sorti “Les animaux fantastiques”, premier film d’une trilogie racontant les aventures de Norbert Dragonneau, auteur d’un des livres de cours de Harry, et grand père du mari de Luna Lovegood, rien que ça!

Dans cet article je vous parle donc de ces deux oeuvres et de ce que j’en ai pensé, sans aucun spoiler 😉 #keepthesecret Continuer la lecture

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...